Kyoto, la nippon attitude

Les sites du patrimoine mondial de l’UNESCO sont dits « représenter une œuvre d’art issue du génie créatif de l’homme et avoir une valeur universelle remarquable. La variété, l’ancienneté et le grand nombre de sites du patrimoine mondial à Kyoto sont inégalés au Japon. Le château Nijo-jo et les 16 temples et sanctuaires ont été sélectionnés comme sites du patrimoine mondial par L’UNESCO en 1994.

A Kyoto-shi les saisons des cerisiers en fleurs passent mais pas le temps. Cœur historique du Japon, capitale impériale de ‘la paix et de la tranquillité’ depuis 794, le million et demi d’habitants aiment cultiver l’art de vivre d’une culture riche de son passé. Kyoto est un concentré du Japon et pourrait être en soit une destination à part entière. Ceinturez votre kimono et suivez-nous…

 

Habits traditionnels japonais

 

La ville est parsemée de temples et de palais. Attardez-vous sur les principaux, le Palais Impérial dont les jardins sont magnifiques, au nord le Kinkakuji ou temple d’pr, à l’est le Shimogamo jinjaa shrine d’un rouge intacte, mais notre préféré fut le temple de Chion et à deux pas le Yakasa jinja shrine qui offre une magnifique balade dans le passé. Les jardins sont beaux, les rues pavées permettent aux filles vêtuent d’un kimono et d’une ombrelle de pouvoir marcher d’un pas hésitant du haut de leurs chaussures en bois sur-élevées. Une curiosité japonaise qui prend son sens quand la pluie fait ruisseler l’eau dans les rues. Vous aussi vous voulez faire une telle promenade dans un véritable kimono ? Rien de plus simple, rendez-vous chez Sensho Kitamura pour vous faire habiller pour environ 5,250 Yen – http://sensho-kitamura. jp.

 

Canal à Kyoto

 

Vous allez arriver dans le quartier de Gion, là se trouve quelques bons restaurants où se produisent les fameuses Maiko et Gaiko qui font la réputation et le charme de Kyoto. Elles perpétuent les coutumes ancestrales, et l’art de la séduction subtile. La ville est traversée par la rivière Kamo gawa. En la traversant vous arriverez sur Gojo dori street. Une parfaite rue pour les dingues de shopping. Mais en prenant par la droite, encore du shopping à n’en plus finir, mais quel shopping ! Les marques internationales, mais aussi des créateurs, des antiquaires, des  boutiques étonnantes et quelques restaurants pour y faire une pause. Vous voilà à deux pas du Nishiki food market qui vous ouvre les portes d’un quartier, on d’un labyrinthe qui ne demande qu’à se perdre tant tout est si japonais. Les ruelles vous font découvrir quelques jardins, ou des salons de thé, des restaurants et des ryokan. Si la nuit n’assombrissait pas autant ses rues, nous y resterions encore plus longtemps. La magie de Kyoto opère à chaque coin de rue. Les maisons allument des lanternes rouges, et les ombres passent. Les gens se pressent non pas qu’ils ont peur pour leur sécurité, mais parce que le froid est piquant. Les jeunes ont laissé les habilles traditionnels pour se glisser dans un jeans délavé pour une nuit de fête dont les bières et le sake feront oublier cette semaine de labeur. C’est une jeunesse qui se pose des questions.

 

Porte d'un temple à Kyoto

 

Ce sont des jeunes à Kyoto qui se séduisent sans pour autant aller plus loin. L’engagement est difficile. Les aventures aussi. Il y a ce que les autres voient. Ce que certains pourraient dire. Et il y a la famille et ce que l’on doit respecter. Les codes d’honneur et les rangs sociaux. Il y a aussi ce que l’on ne connaît pas. Ce que l’on ose pas, parce que l’on n’a jamais vraiment fait parce que l’on a voué sa jeunesse et devenir. A la nuit tombée c’est une jeunesse qui vient tenter de vivre dans une ville où les traditions sont pour les uns une nostalgie du passé, et pour les autres un sacerdoce. Tout est dans la douceur de ces dernières nuits d’un hiver séculaire qu’une question de compromis et d’oppositions.

 

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