Un pinceau glisse sur la soie

Tabata Kihatchi est un maître-artisan de la peinture sur soie des kimonos dédiées aux maïko, technique appelée Kyo-Yûzen. Il est de la 5e génération et a consacré toute sa vie à cet art. Il n’existe que 3 grands maîtres dans tout le Japon. Au premier étage de son atelier, autour d’une tasse de thé vert, il nous sort les croquis de ses plus belles réalisations tout en nous expliquant la méthode d’élaboration d’un motif sur kimono.

Une réalisation peu prendre plus de 6 mois d’un travail quotidien. Bien souvent pour des cérémonies de mariage, un kimono peut coûter plusieurs millions de Yen, tout en sachant qu’il ne sera porté que quelques heures. L’art de la peinture sur soie commence par l’élaboration des dessins dont chacun a une signification bien précise. L’importance de la famille, l’évènement, la saison…

 

Tabat Kihatchi, peintre kimonos

Toute erreur l’obligerait à recommencer entièrement la fabrication du kimono puisque les kimonos sont composés d’un nombre très restreint de morceaux de tissu. Dans un premier temps, on peint les motifs puis vient la couleur. L’ordre des couleurs suit une logique préétablie : du plus clair au plus foncé. Il ne faut pas qu’une couleur claire puisse « recouvrir » une couleur foncée. De fait la fin est beaucoup plus importante que le début, car si on peut rattraper de petites erreurs initiales en recouvrant la partie qui déborde avec une couleur plus foncée, on ne peut revenir sur les dernières couches.

kimono peint à la main

Cette rencontre nous permet de comprendre l’importance que donnent les Tokyoïtes à l’habit traditionnel, le kimono.

Peinture sur soie

 

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